L'histoire éternelle
La Belle et la Bête attire la foule à Broadway depuis 1994 et les spectateurs européens ont eu l'occasion de l'applaudir à Londres
(de décembre 1997 à décembre 1999), à Vienne, à Stuttgart et à Madrid. Ceux qui croient encore qu'un musical Disney sur scène se limite à un spectacle de Disneyland, Paris devraient réviser leurs classiques!
Une comédie musicale américaine de Alan Menken (musique), Howard Ashman et Tim Rice (paroles) et Linda Woolverton (livret)
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Création à Broadway le 18 avril 1994 (toujours en cours).
Principales chansons:
Belle, [Home], Gaston, C'est la fête, [If I Can't Love Her], [Human Again], Histoire éternelle, [titre anglais conservé pour les chansons qui n'ont pas été
"officiellement" traduites].
Synopsis:
Pour sauver son père, enfermé au château d'une bête monstrueuse, Belle accepte d'être emprisonnée à sa place. La Bête n'est en fait qu'un malheureux prince, victime d'un sort. La rose enchantée qu'il possède perd un à un ses pétales et sa seule chance de redevenir humain est d'aimer et d'être aimé en retour avant la chute du dernier pétale. Belle fait la connaissance des habitants du château, eux aussi sous le coup du sort qui les transforme peu à peu en objets.
Tous se liguent - avec succès - pour que les deux jeunes gens tombent amoureux l'un de l'autre et brisent la malédiction mais c'est compter sans Gaston. Ce bellâtre veut épouser Belle et tuer La Bête. A l'issue d'un terrible combat sur le toit du château, Gaston est précipité dans l'abîme mais la Belle est blessée au moment où le dernier pétale tombe. Mais le pouvoir de l'amour est si fort qu'il redonne à La Bête son apparence initiale et Belle et lui peuvent enfin se marier.
Le thème:
Il ne faut pas juger à sa couverture: Belle, qui aime tant lire parce que cela la distrait de sa triste vie provinciale, découvre que, sous son apparence repoussante, La Bête est en fait un jeune homme d'une grande sensibilité. Et, comme tous les contes de fées, La Belle et la Bête est aussi un récit initiatique. Loin de son père, la jeune fille va apprendre à écouter ses propres sentiments et décider du sens à donner à sa vie.
L'histoire derrière l'histoire
Comme la plupart des grands contes issus du patrimoine européen, La Belle et la Bête a eu de nombreuses incarnations avant de devenir un dessin animé Disney. La version littéraire la plus connue est celle de Madame Leprince de Beaumont au XVIIIe siècle tandis que les cinéphiles ont tous en mémoire la superbe version en noir et blanc de Jean Cocteau.
Le succès du dessin animé - le film a été nominé à l'Oscar du meilleur film - donne à Disney l'idée de porter une de ses oeuvres sur scène pour la première fois hors du contexte des parcs ou des shows sur glace.
Alan Menken écrit de nouvelles musiques pour compléter celles du films tandis que Tim Tice, le parolier d'Andrew Lloyd Webber, signe les textes. Howard Ashman, qui avait signé les
paroles du film, était malheureusement mort entre temps. On dit que c'est lui qui "a donné sa voix à La petite sirène et son âme à la Bête". L'une des plus belles chansons du spectacles est "Human Again" qui n'avait pu, à l'époque, trouver sa place dans le film.
Comme Les misérables ou Le fantôme de l'opéra quelques années auparavant, La Belle et la Bête illustre le divorce grandissant entre les goûts de la critique et ceux du public. Incendié dans la presse américaine qui frissonne à l'idée de voir arriver Mickey à Broadway (nominé neuf fois aux Tony Awards, les Molières Américains, il n'en obtiendra qu'un...
pour les costumes!), le spectacle est un triomphe auprès des foules.
L'un des aspects les plus populaires du show est la magie de ses effets spéciaux, parmi les plus sophistiqués du genre. Certains d'entre eux (comme la transformation finale de la Bête en prince) ont été réglés par David Copperfield et les membres de la troupe doivent s'engager par écrit à ne jamais les divulguer!
Version de référence:
Beauty and The Beast - A New Musical - Walt Disney Records
L'irremplaçable captation du show de Broadway avec le casting original (Susan Egan et Terrence Mann). Les chansons sont magnifiquement interprétées, ainsi le solo de La Bête (Terrence Mann) qui termine le 1er acte : "If I Can't Love Her". Ceux qui veulent à tout prix une version en français se rabattront sur l'album du film (Walt Disney Records également) mais sans les chansons additionnelles...
Heureusement, chez Amalgam, nous avons traduit pour vous ces chansons
supplémentaires qui font la différence entre le film d'animation et le
spectacle à grand déploiement de Broadway.